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Salaire du dirigeant en SAS ou SARL : ce que la loi autorise et ce que font vraiment les entrepreneurs

Diriger une entreprise en France, c’est choisir entre deux modĂšles phares : la SAS (SociĂ©tĂ© par Actions SimplifiĂ©e) ou la SARL (SociĂ©tĂ© Ă  ResponsabilitĂ© LimitĂ©e). Le dĂ©bat autour du salaire du dirigeant passionne, ne concerne pas que les chiffres et les bulletins de paie mais touche directement Ă  la stratĂ©gie, Ă  la fiscalitĂ©, aux prioritĂ©s et Ă  la sĂ©curitĂ© du chef d’entreprise. Depuis quelques annĂ©es, les tendances Ă©voluent et les retours du terrain diffĂšrent parfois des textes lĂ©gaux. Certains font le choix de s’arbitrer entre salaire et dividendes, d’autres s’adaptent aux impacts des nouvelles lois travail. Mais ce qui est certain, c’est que la rĂ©glementation autour de la rĂ©munĂ©ration du dirigeant, du prĂ©sident de SAS ou du gĂ©rant de SARL, reste un enjeu Ă©loignĂ© des discours standards : chaque structure a ses avantages, piĂšges, et opportunitĂ©s discrĂštes.

  • 📊 SAS ou SARL : les statuts ne dictent pas seulement la posture entrepreneuriale, ils conditionnent le statut social du dirigeant, la maniĂšre de se verser un salaire et la couverture sociale attachĂ©e Ă  ce choix.
  • 💾 Les rĂ©gimes de cotisations sociales, les mĂ©canismes de fixation de la rĂ©munĂ©ration, les arbitrages entre salaire, dividendes et avantages accessoires sont au cƓur des dĂ©bats en 2026.
  • ⚖ Les entrepreneurs adaptent souvent les modĂšles lĂ©gislatifs Ă  leur quotidien, testant des rĂ©partitions subtiles entre rĂ©munĂ©ration fixe et distribution de dividendes pour optimiser leur revenu net et leur imposition.
  • 📈 Chaque dirigeant d’entreprise ajuste sa stratĂ©gie en fonction de l’évolution de la fiscalitĂ©, des pratiques entrepreneuriales de son secteur, et des nouveaux dispositifs de transmission ou d’exonĂ©ration (pacte Dutreil, rĂ©gime fiscal de la flat tax).
  • 💬 Les tĂ©moignages du terrain et les retours d’expĂ©rience, parfois Ă©tonnants, illustrent la diversitĂ© des pratiques rĂ©elles, loin des schĂ©mas tout faits.

SAS ou SARL : comprendre les différences pour le salaire du dirigeant entreprise

Quand on parle de crĂ©ation de sociĂ©tĂ©, la premiĂšre question qui cristallise l’attention reste toujours : SAS ou SARL ? DerriĂšre cet acronyme se cachent des rĂ©alitĂ©s bien distinctes pour la rĂ©munĂ©ration du dirigeant. En 2026, le choix du statut juridique pĂšse lourd, car il conditionne le rĂ©gime social, la fiscalitĂ©, la flexibilitĂ© de gestion et, en dĂ©finitive, la rĂ©munĂ©ration nette dont peut bĂ©nĂ©ficier le patron. Pour une SAS, le prĂ©sident est assimilĂ© Ă  un salariĂ©. Pour une SARL, le gĂ©rant majoritaire relĂšve du rĂ©gime des indĂ©pendants (TNS).

Cette distinction ne concerne pas seulement le jargon administratif : elle gĂ©nĂšre des diffĂ©rences trĂšs concrĂštes sur la fiche de paie, les charges Ă  payer, et la protection sociale Ă  laquelle peut prĂ©tendre le dirigeant. Revenons sur un cas rĂ©el : Julie, qui a créé en 2023 une agence digitale Ă  Lyon, a optĂ© pour la SAS aprĂšs avoir Ă©tudiĂ© la souplesse offerte en matiĂšre de rĂ©partition des dividendes. Son collĂšgue Maxime, en revanche, a choisi la SARL, sĂ©duit par le coĂ»t social moindre Ă  court terme, tout en sachant qu’il devrait investir dans une couverture complĂ©mentaire privĂ©e pour sa retraite.

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La loi travail ne cesse d’ajuster le contexte, avec des Ă©carts notables : une SAS n’impose aucun minimum de rĂ©munĂ©ration pour son prĂ©sident. En SARL, mĂȘme un gĂ©rant non rĂ©munĂ©rĂ© doit s’acquitter de cotisations minimales. Cette nuance incite beaucoup d’entrepreneurs Ă  calculer finement le montant et la pĂ©riodicitĂ© de leur rĂ©munĂ©ration, pour optimiser Ă  la fois la fiscalitĂ© de l’entreprise et leur propre protection. La rĂ©glementation salaire, les droits dirigeants et les attentes des parties prenantes font donc l’objet d’ajustements rĂ©guliers entre le lĂ©gal et l’usage rĂ©el.

Statut social et fiscal du dirigeant : ce que la loi autorise

Entrer dans le vif du sujet, c’est plonger dans les textes de loi
 et constater ce qu’en font rĂ©ellement les dirigeants d’entreprise. Le statut du prĂ©sident de SAS l’inscrit dans la catĂ©gorie des assimilĂ©s salariĂ©s. Il bĂ©nĂ©ficie du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral pour la SĂ©curitĂ© sociale, cotise Ă  la retraite comme un salariĂ©, mais ne peut prĂ©tendre Ă  l’assurance chĂŽmage (sauf assurance privĂ©e). Cette configuration lui assure une bonne couverture sociale, mais le coĂ»t des cotisations est substantiel : l’employeur et l’employĂ© rĂ©unis approchent les 80 % du salaire net. Pour un net de 50 000 €, l’entreprise doit dĂ©penser environ 90 000 € de plus en charges sociales.

À l’inverse, le gĂ©rant majoritaire de SARL cotise en tant que Travailleur Non SalariĂ© (TNS). Les taux sont divisĂ©s par deux – autour de 40 Ă  45 % de la rĂ©munĂ©ration nette. RĂ©sultat : pour le mĂȘme net, la sociĂ©tĂ© Ă©conomise jusqu’à 50 % de charges. Mais attention, cette Ă©conomie se fait sur la protection sociale : retraite et maladie sont moins couvertes, obligeant parfois Ă  souscrire aux contrats Madelin ou Ă  un Plan d’Épargne Retraite pour garantir la tranquillitĂ© future.

MĂȘme si la loi encadre la fixation de la rĂ©munĂ©ration, la pratique montre beaucoup de souplesse en SAS : la rĂ©munĂ©ration du prĂ©sident peut ĂȘtre dĂ©cidĂ©e par les statuts ou par l’assemblĂ©e, et ajustĂ©e selon les performances de l’entreprise. En SARL, la validation par l’assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale reste obligatoire, ce qui peut limiter la marge de manƓuvre, surtout en prĂ©sence de plusieurs associĂ©s.

Enfin, la fiscalitĂ© Ă©volue vite : pour la SAS, la flat tax (ou PFU) s’applique systĂ©matiquement aux dividendes (30 % en tout), alors que la SARL soumet une partie des dividendes Ă  cotisations sociales dĂšs qu’ils dĂ©passent 10 % du capital social. Un effet de seuil Ă  surveiller. Pour aller plus loin sur ces enjeux, consultez Ă©galement ce dossier complet sur la rĂ©munĂ©ration du dirigeant publiĂ© rĂ©cemment.

Salaire dirigeant SAS : liberté statutaire et optimisation fiscale

La SAS a la cote chez les jeunes entrepreneurs, notamment pour sa flexibilitĂ©. Du cĂŽtĂ© du prĂ©sident, c’est jackpot sur la libre fixation du salaire : aucune obligation de respecter un minimum, tout est possible en fonction du rĂ©sultat ou de la politique interne. La paie s’aligne alors sur le calendrier des besoins, avec possibilitĂ© d’inclure des variables, des primes, et des avantages en nature pris en charge par la sociĂ©tĂ©.

Un exemple inspirant est celui de CĂ©line, fondatrice d’une startup en tech Ă©cologique : elle a optĂ© pour une rĂ©munĂ©ration minimale sur les deux premiĂšres annĂ©es, tout en bĂ©nĂ©ficiant d’un vĂ©hicule de sociĂ©tĂ© et d’outils informatiques haut de gamme, amortis fiscalement. Cette stratĂ©gie lui a permis de limiter ses charges, de prĂ©server la trĂ©sorerie de l’entreprise, tout en profitant d’une couverture sociale solide.

Mais le point fort de la SAS reste la distribution des dividendes : en effet, ceux-ci ne sont pas soumis aux charges sociales, ce qui fait toute la diffĂ©rence. Beaucoup d’entrepreneurs adoptent dĂ©sormais une stratĂ©gie duale : un salaire de base modĂ©rĂ©, complĂ©tĂ© par une distribution plus consĂ©quente en fin d’exercice via les dividendes. Ces derniers sont alors taxĂ©s Ă  30 % (PFU), ce qui reste moins lourd qu’une rĂ©munĂ©ration brute, pour qui a dĂ©jĂ  atteint un certain niveau de confort social.

Un conseil qui circule dans les communautĂ©s entrepreneuriales : attention Ă  la cohĂ©rence entre le niveau de rĂ©munĂ©ration affichĂ© et la taille de l’entreprise. Un montant Ă©levĂ© sans justification peut attirer l’attention du fisc ou des organismes de contrĂŽle. Quant Ă  la feuille de paie, elle est souvent enrichie d’avantages sous forme de remboursement de frais professionnels, tickets restaurant, ou prise en charge de l’assurance complĂ©mentaire santĂ©.

Dans la pratique, la grande libertĂ© statutaire offerte par la SAS demande toutefois un encadrement : la loi anti-abus reste Ă  l’affĂ»t. Ainsi, il est essentiel d’éviter toute rĂ©munĂ©ration fictive ou distribution disproportionnĂ©e par rapport Ă  l’activitĂ©. Les experts recommandent l’appui d’un cabinet comptable pour sĂ©curiser la dĂ©marche.

Pour creuser les stratĂ©gies rĂ©elles de la rĂ©munĂ©ration mixte entre salaire et dividendes, on peut s’inspirer de cet article sur la rĂ©munĂ©ration en dividendes SAS.

Gérant de SARL : arbitrages entre cotisations, retraite et fiscalité

La SARL garde la prĂ©fĂ©rence de beaucoup de dirigeants attachĂ©s Ă  la simplicitĂ© et Ă  la gestion familiale ou Ă  deux associĂ©s. La rĂ©munĂ©ration du gĂ©rant doit nĂ©anmoins ĂȘtre approuvĂ©e en assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale, ce qui demande parfois de composer avec les attentes du ou des autres associĂ©s. Ce modĂšle prĂ©sente une spĂ©cificitĂ© : mĂȘme sans percevoir de rĂ©munĂ©ration, le gĂ©rant majoritaire doit verser des cotisations minimales auprĂšs de la SĂ©curitĂ© sociale des indĂ©pendants. Ce point peut peser lourd en phase de lancement ou de faible activitĂ©.

Au fil des annĂ©es, nombreux sont ceux qui ont choisi la SARL pour limiter leurs cotisations, quitte Ă  renforcer leur protection avec des produits d’assurance complĂ©mentaires (Madelin, PER
). NĂ©anmoins, dĂšs que les bĂ©nĂ©fices progressent, la donne change : les dividendes distribuĂ©s au-delĂ  du seuil des 10 % du capital social font Ă©voluer leur fiscalitĂ©. Ils rejoignent alors l’assiette des cotisations sociales TNS, impliquant une taxation globale qui peut dĂ©passer les 40 %. Pour ceux qui prĂ©voient des distributions importantes, il faut alors reconsidĂ©rer la pertinence du choix SARL.

Un autre point d’attention concerne le montant de la rĂ©munĂ©ration : il doit ĂȘtre cohĂ©rent par rapport Ă  l’activitĂ© rĂ©elle de l’entreprise, au risque d’ĂȘtre requalifiĂ© en abus de biens sociaux ou de subir un redressement fiscal. Les entrepreneurs adaptent donc en permanence leur stratĂ©gie, selon la performance Ă©conomique de leur sociĂ©tĂ©, la politique de rĂ©investissement des rĂ©sultats, et leur propre parcours de vie.

Dans une SARL familiale, cela donne souvent lieu Ă  des discussions animĂ©es sur le partage du salaire entre les co-gĂ©rants, la proportionnalitĂ© au travail effectuĂ©, et la constitution d’une rĂ©serve pour les investissements futurs.

Simulateur de rémunération dirigeant SAS / SARL

Simulez en trois clics la rĂ©munĂ©ration nette d’un dirigeant selon qu’il opte pour la SAS ou la SARL, en intĂ©grant cotisations sociales, rĂ©gime de dividendes et fiscalitĂ©.

Dans ce contexte, les tĂ©moignages varient : Pierre, entrepreneur en restauration, explique avoir d’abord sous-estimĂ© le montant de ses cotisations minimales, avant d’adapter son modĂšle vers une rĂ©munĂ©ration plus rĂ©guliĂšre pour Ă©viter les mauvaises surprises lors de la rĂ©gularisation. À l’inverse, certains gĂ©rants prĂ©fĂšrent la stabilitĂ© et la simplicitĂ© offertes par le rĂ©gime TNS, quitte Ă  complĂ©ter par une Ă©pargne individuelle.

Charges sociales, dividendes et fiscalité : comparatif SAS vs SARL

Le vrai duel tient dans le dĂ©tail des chiffres. Si on compare Ă  situation Ă©gale – bĂ©nĂ©fice de 100 000 € dans les deux modĂšles – l’écart saute aux yeux : en SARL, le dirigeant va percevoir un revenu net plus consĂ©quent qu’en SAS. Cela s’explique principalement par une assiette de cotisations sociales moins Ă©levĂ©e pour le gĂ©rant majoritaire, et une diffĂ©rence de traitement sur les dividendes au-delĂ  du fameux seuil des 10 % du capital.

Un aperçu chiffré éclaire ce débat :

Critùre 🔑 SAS SARL
RĂ©munĂ©ration brute dirigeantđŸ’” 60 000 € 60 000 €
Charges sociales ⚖ 36 000 € (60 %) 27 000 € (45 %)
RĂ©munĂ©ration nette 🟱 37 800 € 42 000 €
BĂ©nĂ©fice restant đŸ’Œ 4 000 € 13 000 €
ImpĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s (%)đŸ§Ÿ 1 000 € (25 %) 3 250 € (25 %)
Dividendes nets 🏆 2 100 € (PFU 30 %) 6 825 € (PFU 30 %)
Total net dirigeant 🚀 39 900 € 48 825 €

Il apparaĂźt clairement que, toutes choses Ă©gales par ailleurs, la SARL maximise le revenu net dans cette configuration. Toutefois, l’arbitrage doit inclure d’autres facteurs : meilleure couverture sociale en SAS, possibilitĂ© d’exonĂ©rations, ou encore adaptation aux projets d’investissement ou de transmission. Les entrepreneurs avertis savent donc replacer le chiffre dans une vision globale, prĂ©fĂ©rant parfois un filet de sĂ©curitĂ© Ă©largi – mĂȘme au prix de quelques euros de moins, plutĂŽt que de courir le risque d’une invaliditĂ© mal indemnisĂ©e.

Pratiques entrepreneuriales : témoignages et stratégies réelles sur la rémunération

La thĂ©orie, c’est bien
 mais la pratique rĂ©serve des surprises. Chez les entrepreneurs, on voit Ă©merger un Ă©ventail de stratĂ©gies pour tirer parti du cadre lĂ©gal ou en limiter les inconvĂ©nients. Beaucoup de dirigeants de SAS jonglent habilement entre salaire et dividendes pour optimiser leur situation. Alexandra, Ă  la tĂȘte d’une agence de design, explique ainsi : « J’ai prĂ©fĂ©rĂ© me verser un salaire raisonnable, juste au-dessus du plafond SĂ©cu, pour valider mes droits Ă  la retraite, puis distribuer des dividendes pour bĂ©nĂ©ficier de la flat tax. Ça me permet de financer mes projets personnels tout en gardant le contrĂŽle sur la trĂ©sorerie. »

Dans la communautĂ© PME, le sujet fait dĂ©bat : certains privilĂ©gient la protection sociale quitte Ă  payer plus de cotisations, d’autres veulent augmenter leur net quitte Ă  renforcer leur contrat privĂ©. Les nouvelles gĂ©nĂ©rations, plus mobiles, n’hĂ©sitent plus Ă  acheter des prestations complĂ©mentaires si elles jugent leur couverture de base insuffisante.

Le recours au pacte Dutreil revient souvent dans les discussions, surtout pour faciliter la transmission d’entreprise dans de bonnes conditions fiscales. Les experts rappellent nĂ©anmoins de respecter la rĂ©glementation pour Ă©viter tout risque de redressement, notamment avec les pratiques d’optimisation frontiĂšres qui pourraient ĂȘtre requalifiĂ©es comme abus de droit.

À noter aussi l’influence croissante des groupes d’entrepreneurs sur les rĂ©seaux sociaux, qui partagent astuces et simulations, et font jaillir de nouvelles pratiques. Difficile alors d’établir un modĂšle unique : la clĂ© est d’adapter sa stratĂ©gie Ă  la rĂ©alitĂ© de son entreprise, Ă  ses ambitions, et Ă  son rapport au risque.

Comment bien arbitrer entre salaire et dividendes pour le dirigeant en 2026 ?

En 2026, l’arbitrage entre salaire et dividendes reste LE sujet chaud. La stratĂ©gie de rĂ©munĂ©ration idĂ©ale dĂ©pend d’une multitude de facteurs : montant du bĂ©nĂ©fice, stabilitĂ© des rĂ©sultats, composition du capital, et surtout, besoins personnels du dirigeant. Certains choisissent le tout salaire pour valider leur retraite et leur prĂ©voyance ; d’autres prĂ©fĂšrent maximiser la part des dividendes, sĂ©duits par la fiscalitĂ© allĂ©gĂ©e de la flat tax.

  • 👇 Quels sont vos besoins en couverture maladie et prĂ©voyance ? Plus le dirigeant opte pour une base salariale Ă©levĂ©e, plus sa future pension et sa protection sociale sont confortables.
  • 🚗 Avez-vous des frais professionnels ou des avantages Ă  intĂ©grer ? Optimiser la rĂ©munĂ©ration, c’est aussi savoir utiliser la voiture de fonction, les remboursements de frais ou les assurances dans le package.
  • ⏳ L’avenir de l’entreprise est-il Ă  long terme ou en mode start-up ? La flexibilitĂ© offerte par la SAS sĂ©duit les profils investisseurs, alors que la SARL rassure les crĂ©ateurs en duo ou en famille.
  • 📅 PrĂ©voyez-vous une cession ou une transmission ? L’usage du pacte Dutreil et l’optimisation fiscale autour de la transmission diffĂšrent selon le statut juridique.

Dans tous les cas, il est incontournable de s’appuyer sur un cabinet d’expertise comme ce guide dĂ©diĂ© Ă  la restructuration PME, et de rĂ©viser ses choix tous les deux ou trois exercices, en fonction des Ă©volutions de la rĂ©glementation et des rĂ©sultats rĂ©els.

CritÚres pour choisir entre SAS et SARL pour la rémunération du dirigeant

On ne choisit pas la forme juridique d’une entreprise au hasard ! Plusieurs critĂšres majeurs doivent guider la dĂ©cision :

  • 🔧 FlexibilitĂ© statutaire: totale en SAS, encadrĂ©e en SARL. Un vrai + pour l’innovation et la levĂ©e de fonds en SAS.
  • đŸ€ Attentes des investisseurs: la SAS est souvent mieux perçue pour faire entrer des business angels ou lancer une croissance rapide.
  • đŸ’Œ CoĂ»t de gestion et simplicitĂ©: la SARL reste imbattable pour les entrepreneurs en solo ou en duo, qui privilĂ©gient le contrĂŽle et l’encadrement.
  • 📑 FiscalitĂ© des dividendes: un arbitrage permanent Ă  ajuster selon sa stratĂ©gie patrimoniale, ses besoins personnels et la capacitĂ© d’autofinancement de l’entreprise.

Il ne faut jamais nĂ©gliger la dimension humaine : le choix dĂ©pend aussi de la relation entre associĂ©s, des mĂ©thodes de gouvernance souhaitĂ©es et du secteur d’activitĂ©. Les dirigeants avisĂ©s restent Ă  l’écoute des Ă©volutions de la loi travail, des tendances sectorielles, et surtout, des retours d’expĂ©rience rĂ©els dans leur rĂ©seau.

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Évolutions rĂ©glementaires et juridiques autour du salaire dirigeant depuis 2022

L’époque oĂč la loi restait figĂ©e est rĂ©volue : depuis la rĂ©forme des annĂ©es 2020, la rĂ©glementation autour de la rĂ©munĂ©ration du dirigeant Ă©volue chaque annĂ©e. La flat tax instaurĂ©e il y a quelques annĂ©es a simplifiĂ© la fiscalitĂ© sur les dividendes, mais des dispositifs anti-abus obligent dĂ©sormais Ă  documenter davantage la rĂ©alitĂ© du travail du dirigeant et la proportionnalitĂ© de son salaire. En cas de doute sur l’excĂšs de rĂ©munĂ©ration, le risque de requalification fiscale existe bel et bien.

Par ailleurs, les derniers textes ont quasiment alignĂ© la protection sociale des TNS sur celle des assimilĂ©s salariĂ©s, mĂȘme si un diffĂ©rentiel subsiste en matiĂšre de retraite complĂ©mentaire et de prĂ©voyance. Les plateformes administratives en ligne ont aussi simplifiĂ© la crĂ©ation d’entreprise, effaçant les Ă©carts de simplicitĂ© administrative entre SAS et SARL.

En pratique, la plupart des dirigeants suivent de prÚs les nouveautés : hausse des charges patronales, mise à jour des plafonds de cotisations, voire, réforme des seuils de distribution de dividendes, comme illustré dans ce dossier sur la hausse des charges patronales. Une veille réguliÚre est donc indispensable pour tirer parti des optimisations et rester conforme.

Questions fréquentes sur la rémunération des dirigeants en SAS et SARL

Peut-on cumuler salaire et dividendes en SAS ou SARL ?

Oui, la loi autorise le cumul. En SAS, la combinaison salaire/dividendes permet d’optimiser la fiscalitĂ© tout en conservant une bonne protection sociale. En SARL, il faut surveiller le seuil de 10 % du capital social pour ne pas voir une partie des dividendes basculer dans les cotisations sociales.

Le prĂ©sident de SAS a-t-il droit au chĂŽmage ?

Non, il n’ouvre pas droit Ă  l’assurance chĂŽmage dans le rĂ©gime gĂ©nĂ©ral. Il peut toutefois souscrire Ă  une assurance privĂ©e, comme la GSC (garantie sociale du chef d’entreprise), pour se protĂ©ger en cas de perte de mandat.

Que risque un dirigeant avec une rĂ©munĂ©ration jugĂ©e excessive ?

Une rĂ©munĂ©ration jugĂ©e excessive ou abusive peut ĂȘtre requalifiĂ©e lors d’un contrĂŽle fiscal ou social, entraĂźnant redressements, rappels de charges et pĂ©nalitĂ©s. Il est essentiel de justifier le niveau du salaire par l’activitĂ© et la responsabilitĂ© rĂ©elle du dirigeant.

Est-il possible de changer de statut (SAS/SARL) si la structure ne convient plus ?

Oui, la transformation de sociĂ©tĂ© est possible, mais implique des formalitĂ©s, des frais, et parfois l’accord de l’administration. Il est conseillĂ© de bien anticiper et de prĂ©parer l’opĂ©ration pour en limiter les contraintes.

Que faire pour optimiser la rĂ©munĂ©ration d’un dirigeant en 2026 ?

Analyser annuellement la performance de l’entreprise, arbitrer entre salaire et dividendes, surveiller les Ă©volutions lĂ©gislatives, et s’entourer de partenaires experts (expert-comptable, avocat fiscaliste) afin d’adapter rapidement la stratĂ©gie Ă  la rĂ©alitĂ© du terrain.

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